| Une spéculation immobilière |
Une spéculation immobilière est une opération très profitable d’achat, ou de construction, d’un bien immobilier, pour un prix inférieur au prix « normal » du marché. Ce bien immobilier est généralement revendu par le propriétaire, promoteur immobilier, agent immobilier, ou particulier, avec des marges confortables.
Une spéculation immobilière est une opération très profitable d?achat, ou de construction, d?un bien immobilier, pour un prix inférieur au prix « normal » du marché. Ce bien immobilier est généralement revendu par le propriétaire, promoteur immobilier, agent immobilier, ou particulier, avec des marges confortables. On parle de bulle immobilière lorsque l?ensemble des prix du marché immobilier est en forte hausse ; en règle générale, le terme de spéculation immobilière ne concerne qu?un secteur restreint du marché (un grand projet immobilier, un quartier, une ville,?). Le marché immobilier est en effet segmenté en multiples sous-marchés qui ont leurs caractéristiques propres, en matière d?élasticité de l'offre (c?est-à-dire du nombre d?agents prêts en vendre leur bien immobilier en cas de hausse des prix) et d?élasticité de la demande. Plus les conditions de marché s?éloignent des conditions de concurrence pure et parfaite, plus il est probable qu?une spéculation immobilière ait lieu à un moment ou un autre. Une spéculation est également rendue possible lorsque l?attribution de marché public, la délivrance de permis de construire, ou le passage en terrain constructible, se font de manière opaque et discrétionnaire.
ContexteAu sein d?une zone, la rareté des logements, accompagnée d?un boom démographique local ou national, peut entraîner un déséquilibre conjoncturel (de court terme) ou structurel (déséquilibre permanent), et donc un mouvement spéculatif. La spéculation peut se produire dans des cas spécifiques, entre autres : un changement de zonage en vue ; une propriété à rénover ; une vente en justice ; un divorce ; l?installation d?une entreprise, pourvoyeur d?emplois ;? En particulier, les terrains situés à proximité d'une agglomération et de ses réseaux verront leur prix dépendre fortement de leur zonage. Entre une affectation agricole ou naturelle et celle urbanisable (classification en terrain constructible), la différence de prix est souvent très élevée. Une densité élevée et une forte tension sur les prix dans l'agglomération renforce cet écart de prix. Causes de déséquilibre d'un marchéCauses structurelles
Causes conjoncturelles
Causes réglementaires
Causes budgétaires
Causes sociologiques
Prévention de la spéculationLa spéculation n'est pas en soi dommageable si elle aide à orienter les capitaux vers les lieux où existent de forts besoins immobiliers. Toutefois, certaines causes d'excès (absence d'anticipation des besoins et des pénuries) sont à éviter. Seule une action, au moins au niveau régional, et plus élargie peut anticiper quels seront les zones à urbaniser en priorité, par exemple les 5 villes nouvelles de la région parisienne des années 1960 autour d'un pôle comme une gare idéalement LGV. D'autre part si l'on fait payer lors d'un changement de zonage l'éventuelle dégradation écologique le problème serait presque inversé, mais cette solution est complexe à mettre en place, suppose des critères objectifs (donc non idéologiques) d'évaluation et peut entraver la liberté de circulation.[réf. nécessaire] La construction locale de logements sociaux, en plus des logements classiques, éloignerait du marché les agents aux revenus les plus faibles. Toute construction supplémentaire de logement réduit la spéculation, mais le remplacement de logements classiques par des logements sociaux ne limiterait pas en soi la spéculation. Imposer des plafonds locatifs maximums, ces critères étant libres en France, augmenterait la demande de logement et diminuerait l'offre, encourageant la spéculation ; cette méthode utilisée à plusieurs reprises par le passé a abouti à créer des effets pervers (réticences des épargnants à investir dans le locatif privé)[réf. souhaitée]. Annuler les limitations de hauteur des bâtiments dans certaines zones permettrait de construire des bâtiments plus hauts donc de construire plus de m² habitables. Pour les immeubles bâtis l'obligation de respecter des normes de qualité et la transparence dans toutes les conditions pour éviter au maximum l'escroquerie aux dépens de l'acheteur final pour des facteurs qu'il ne perçoit pas encore mais vont péjorer sa jouissance. Limiter le nombre de logements vides (en diminuant les contraintes sur les propriétaires qui louent, par exemple). Exemples historiques : ParisÀ l'époque moderne, la spéculation a été le moteur de l?embellissement urbain. De ce fait, les aménagements urbains, lotissements ne coûtaient rien à l'État, étant financés par les spéculateurs. La ville de Paris en est un exemple parmi d'autres :
Après la Révolution de 1789, le même phénomène s'est poursuivi, l'État français s'est mis à coordonner la spéculation, avec le plan des artistes, réalisé en 1795, qui recense les rues autorisées à la spéculation, le projet étant vendu avec le terrain. Il a commencé à spéculer, et a mis en place dès 1810 l'expropriation pour cause d'utilité publique, qui lui permet d'acheter les terrains :
Plus récemment, les prix ont baissé de 40% sur Paris entre 1991 et 1998 en euros constants[2], avant de reprendre une ascension très forte (plus de 140% entre 1998 et 2007). En mai 2008, les professionnels de l'immobilier s'accordent à parler d'une baisse des prix qui pourrait atteindre 6% d'ici la fin de l'année tandis que le nombre de transactions a déjà reculé de 28,8% durant le premier semestre. Les médias s'emparent du phénomène et l'amplifient. Dans le même temps, certains instituts d'analyse économique (Xerfi, SFAI) annoncent un retournement de marché pouvant mener à une chute des prix de l'immobilier de 25% d'ici 2010. Voir aussiArticles connexes
Références extérieures
Vincent Bénard, "Le Logement, Crise publique, Remèdes privés", Éditions Romillat, 2007.
Notes et références
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